Maladie refusée par l’assurance CNP : recours possibles, délais et solutions pour être indemnisé

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Maladie refusée par l’assurance CNP : recours possibles, délais et solutions pour être indemnisé-Sivom Ambert

En cas de maladie, l’assurance emprunteur est censée prendre le relais du remboursement de votre prêt. Cependant, il arrive que l’assureur oppose un refus de prise en charge et il se base généralement sur une exclusion mentionnée au contrat ou sur une fausse déclaration lors de la souscription. La première étape consiste donc à analyser la motivation écrite de la CNP. Si le motif vous semble injustifié, vous avez de plusieurs leviers pour faire valoir vos garanties. Il est également fréquent qu’une expertise médicale contradictoire permette de réévaluer votre état de santé et d’annuler la décision initiale de la banque ou de l’assureur.

Quelles sont les étapes du recours en cas de refus par la CNP ?

Lorsque votre maladie est refusée par l’assurance CNP, vous disposez de certains leviers. Pour obtenir gain de cause, vous devez suivre une procédure graduée. Vous ne devez sauter aucune étape, car chaque niveau de recours exige d’avoir épuisé le précédent :

  • Le service réclamation : commencez par adresser un courrier recommandé avec accusé de réception à l’adresse postale dédiée. L’assureur a 10 jours pour accuser réception et 2 mois pour répondre.
  • La médiation de l’assurance : Si le désaccord persiste, saisissez le médiateur. Cette démarche gratuite suspend les délais de prescription.
  • Le recours judiciaire : En dernier ressort, assignez l’assureur devant le tribunal. Pour un litige supérieur à 10 000 €, l’assistance d’un avocat est obligatoire.
  • La contre-expertise : Mandatez un médecin expert indépendant pour contester les conclusions du médecin conseil de la compagnie.
  • L’appui des associations : Des organismes d’assures peuvent vous guider dans la lecture des clauses complexes de votre couverture.

Quelles sont les étapes du recours en cas de refus par la CNP ?-Sivom Ambert

Quels sont les délais légaux et les alternatives ?

La réactivité est primordiale dans une procédure de succession de démarches administratives. Le délai de prescription en droit des assurances est de deux ans à compter de l’événement (le diagnostic de la maladie ou le refus de prise en charge). Passé ce délai, toute action devient irrecevable, sauf cas particuliers.

Si le blocage vient d’un risque aggravé de santé identifié trop tard, la convention AERAS peut être une solution pour renégocier votre assurance de prêt immobilier. Parfois, changer de contrat en cours de crédit permet de trouver une garantie plus adaptée sans les exclusions qui ont causé le litige initial. En revanche, veillez à bien conserver tous les échanges pour prouver votre bonne foi.

A quels points faut-il faire attention lors de la déclaration ?

Pour éviter un refus, la déclaration de sinistre doit être exhaustive. La CNP vérifie systématiquement la cohérence entre les documents fournis lors de l’adhésion et les rapports médicaux actuels. Une omission, même involontaire, peut entraîner la nullité du contrat pour les emprunteurs concernés.

Par ailleurs, vous devez respecter le délai de déclaration, qui est souvent de 15 à 30 jours après l’arrêt. Ensuite, joignez systématiquement les justificatifs de la Sécurité Sociale. Vérifiez également le délai de franchise (qui est souvent de 90 jours) avant de réclamer. Vous devez aussi demander une copie de votre dossier médical complet. Pour finir, assurez-vous que la pathologie n’est pas une affection non mentionnée au questionnaire initial.

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